Formation à distance : avantages et inconvénients du e-learning

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Les outils d’apprentissage digitaux peuvent avoir des effets remarquables mais encore faut-il trouver l’offre qui corresponde à vos besoins et à vos pratiques. Tour d’horizon des formations à distance qui marchent.

Le e-learning, c’est l’avenir. Mais quand vous vous retrouvez seul devant votre ordinateur, avec 200 contenus arides à ingurgiter, vous vous dites que l’avenir peut vous attendre. Comme tous les moyens de formation, les outils digitaux peuvent paraître rédhibitoires et, pour qu’ils soient efficaces, il faut qu’ils soient adaptés à vos pratiques professionnelles.

Une formation à distance en deux minutes chrono

Les solutions d’e-learning ne sont pas (toutes) là pour vous scotcher à une chaise pendant des heures mais pour répondre à votre besoin d’accéder à l’information. Dans cette optique, les applications de mobile-learning s’adaptent parfaitement à votre quotidien. « Il s’agit d’un apprentissage, n’importe où et n’importe quand, avec un contenu distanciel spécifique et souvent court, et avec un utilisateur en déplacement », résume Xavier Voilquin, e-learning manager chez Covidien.

Cette forme de e-learning offre donc un contenu spécifiquement adapté pour l’outil qu’un commercial ne quitte jamais : son smartphone. C’est l’idéal pour glaner quelques arguments supplémentaires, entre deux rendez-vous, avant de conclure une vente ; mais certains peuvent rester sur leur faim.

Une petite partie de serious game ?

La tendance aux serious games a su séduire les plus grands groupes. En 2014, Renault a lancé son propre logiciel d’apprentissage ludique auprès de 15 000 vendeurs de son réseau. Les avantages de cet outil sont évidents : on apprend en s’amusant, sans pression et avec des cas concrets proches de ceux rencontrés au quotidien. Ils offrent en plus la possibilité d’instaurer une saine émulation entre les participants, ce qui n’est jamais mal dans un milieu qui a le goût de la compétition.

Matthias a testé le simulateur Renault et en garde une image positive : « On se prend très vite au jeu et l’apprentissage est réel. » Mais les serious games ont les défauts de leurs qualités : « C’est ludique et ça se fait en autonomie, du coup des participants ont du mal à prendre l’exercice au sérieux, malgré le nom du concept », prévient-il. « C’est un peu ce qui m’est arrivé dans le cadre de mon propre déploiement. Le calendrier et les priorités quotidiennes ont pris le dessus sur le suivi du jeu. »

Faut-il se laisser tenter par le MOOC ?

Lancés par le monde universitaire, les Massive Open Online Courses (MOOC) représentent la dernière tendance e-learning. Du fait de leur origine, ils ont souvent l’avantage d’être gratuits mais offrent rarement un contenu pertinent pour un professionnel des ventes. Cependant les choses évoluent, en bien. L’an dernier, l’IAE de Montpellier a lancé un des tout premiers MOOC destinés aux commerciaux. En six semaines, 661 élèves ont pu maîtriser tous les aspects du management de la force de vente. Ils ont travaillé sur trois séquences hebdomadaires composées chacune d’une vidéo de dix minutes maximum, d’un exercice d’application et d’un QCM.

Bien évidemment, tout cela prend du temps. Mais malgré cet aspect, le forum et la page Facebook dédiés aux MOOC regorgent de témoignages de commerciaux qui ont participé à la formation et y ont trouvé une réponse concrète à leurs besoins. Christophe Fournier, le professeur de marketing et de vente qui a chapeauté le programme explique la recette de ce succès : « Du savoir très professionnel fait par un universitaire, sur des formats très courts, avec des exercices gradués, très modulables et si possible sous forme de jeux. » Et, bien sûr, de grands moments de partage, de professeur à professionnel mais aussi d’élève à élève. « Car ce sont des commerciaux et ils ont avant tout envie d’échange. »

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