L’échec, ça me réussit !

0

L’échec est aujourd’hui en passe d’être reconnu comme un tremplin vers… de solides succès futurs ! Pour autant que celui qui échoue sache tirer les enseignements de cette expérience toujours douloureuse, mais souvent salutaire !

« J’ai raté 9 000 tirs dans ma carrière. J’ai perdu presque 300 matchs. 26 fois, on m’a fait confiance pour prendre le tir de la victoire et je l’ai manqué. J’ai échoué encore et encore dans ma vie. Et c’est pourquoi j’ai réussi. » Cette étonnante déclaration, on la doit au plus grand basketteur de tous les temps : l’Américain Michael Jordan, détenteur de six titres NBA (le championnat de basket des États-Unis) entre 1991 et 1998.

Chercher le pourquoi ?

Dans une vie de commercial, comme dans une carrière de sportif, on rencontre statistiquement plus d’échecs que de succès. Dans les deux cas, l’important est de comprendre pourquoi on a échoué, et de ne pas commettre deux fois la même erreur !
« Je m’étais laissé aveugler par l’excellent accueil réservé à ma proposition commerciale lors du premier rendez-vous avec mon prospect », nous confie un vendeur. « J’ai pensé que c’était gagné… Et j’ai perdu. Depuis, je sais que rien n’est acquis tant que le contrat n’est pas signé. » Un autre avoue à l’inverse : « J’étais tellement attentif à la moindre remarque de mon client que j’ai accepté toutes ses demandes. Résultat : il a jugé que mon offre initiale manquait de professionnalisme ! Aujourd’hui, je n’hésite plus à contre argumenter. »

Gare au succès !

Tirer profit de ses échecs est indispensable, et il n’est pas interdit de le faire avec ceux d’autrui. « Au sein de mon équipe, nous partageons les bonnes pratiques mais les mauvaises aussi, pour éviter à d’autres de les reproduire ! », raconte ce directeur commercial d’un grand groupe. Dans un article intitulé « L’échec, la voie de la réussite », paru en février 2013 sur le site psychologie.com, le philosophe et écrivain Charles Pépin va plus loin encore. Non seulement son article constitue un véritable plaidoyer en faveur d’une philosophie de l’échec « capable de mettre en évidence la vertu de celui-ci, de montrer qu’une sagesse peut être enfantée par l’échec », mais il met aussi en garde contre le succès, qui « ne produit au mieux qu’une ivresse ». Eh oui ! Gare au succès ! L’excès de confiance conduit à se considérer comme supérieur à la moyenne et ne pas se remettre en cause.

Les 7 R de Mark Coopersmith

Mark Coopersmith, professeur d’entrepreneuriat de l’université de Berkeley, dans la Silicon Valley, et spécialiste de la gestion de l’échec, a identifié sept étapes pour transformer l’échec en succès :
Respecter l’échec : il est tout autour de nous, comme la gravité.
Répéter et encore répéter : s’entraîner sans relâche, améliorer ses techniques avant de se lancer.
Reconnaître l’échec : ne pas faire l’autruche quand il arrive.
Répondre : ne pas rester les bras ballants, réagir d’une façon ou d’une autre.
Rebondir : l’échec doit tôt ou tard servir à une expérience meilleure.
Réfléchir : il faut prendre le temps de méditer l’échec pour en tirer des leçons.
Se rappeler : commémorer son échec est une démarche saine.

0%
0%
Awesome
  • Notes des internautes (1 Vote)
    7.5
Partager

Laissez un commentaire