Vœux de début d’année : attention aux pièges !

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D’une simplicité enfantine, les vœux professionnels ? Pas si sûr ! L’opération peut se révéler un exercice ardu dans lequel tout est question de dosage. Les conseils de Ma Vie Commerciale.

Il ne s’agit pas d’aller acheter une carte agrémentée de chatons mignons au tabac du coin ! Pour souhaiter la bonne année à ses clients, les commerciaux doivent y mettre les formes. Petit revue des options et des erreurs à éviter.

La carte a (souvent) la classe

C’est le premier choix qui vient à l’esprit : la carte de voeux personnalisée, de qualité, valorisante pour votre entreprise et qui vous permet de faire passer un message chaleureux à votre client… Mais les pièges sont nombreux. Un design dépassé, une photo kitsch, une phrase bateau, pas du tout personnalisée ou une faute d’orthographe imprimée en plusieurs centaines d’exemplaires et c’est le flop assuré ! Le New York Times s’est ainsi amusé à lister le meilleur du pire des cartes de vœux 2015 envoyées par les sénateurs américains à leurs administrés.

Entre cadres rétros, photos mal éclairées et typo datée, le journal s’en donne à cœur joie, avec, au final, une seule victime : l’image des intéressés auprès de leurs électeurs. Mieux vaut donc  faire appel à des professionnels. Et, dans ce cas, les résultats sont plutôt créatifs. En témoignent les vœux de Honda en 2002 et ceux de Turkish Airlines en 2012. Dans ces exemples, la carte devient un moyen de rappeler subtilement son business sans tomber dans la promotion béate ou dans la formulation commerciale lourdingue et inappropriée.

Le numérique : entre low-cost et originalité

La carte de vœux imprimée a toujours la cote. C’est le choix privilégié de 28 % des Français pour adresser leurs vœux professionnels, selon un sondage Ifop de 2014. Mais le numérique n’est pas en reste. La carte virtuelle est envisagée par 32 % des sondés. Moins cher et plus rapide, cet outil reste plus difficilement personnalisable et souffre d’une image « low-cost » à l’instar des réseaux sociaux de plus en plus prisés pour partager ses vœux.

C’est la raison pour laquelle, de nombreuses entreprises se tournent vers des supports plus audacieux. Vidéo en tête. Les petits clips professionnels pour souhaiter la bonne année font flores sur YouTube. Conséquence : pour se démarquer, les vidéos ont désormais pour obligation d’être originales, drôles ou décalées. Un seul exemple, les vœux de Maurice Lévy présentant à ses clients le bilan 2015 du groupe Publicis en se glissant dans des publicités parodiques.

De la rhétorique des vœux

Vous avez trouvé le support idéal ? Reste à rédiger la bonne formule. Le très sérieux cabinet d’analyse Pew Research a mené l’enquête : 46 % des Américains interrogés déclaraient préférer « Joyeux Noël » à « Bonnes fêtes ». 12 % seulement l’inverse. Quant au reste des sondés, ils trouvaient simplement la question sans intérêt. Car, en définitive – même si les fautes de français, les messages trop standards ou à l’inverse trop intimes et les placements de produits sont à éviter – la science des vœux reste une discipline assez simple. De tous les supports, la voix est ainsi le moyen préféré par les Français pour recevoir leurs vœux professionnels (toujours selon l’Ifop). Le bon vieux « meilleurs vœux » de vive voix, sincère et chaleureux, a donc encore de beaux jours devant lui…

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