Do you speak english ?

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Sans être « fluent » dans la langue de Shakespeare, la connaissance de quelques mots d’anglais « business » peut se révéler fort utile dans le domaine commercial. Illustrations et mise en pratique. Toute ressemblance avec des situations existantes…

Do you undestand me ?

Damned ! Ce rendez-vous se déroulait merveilleusement bien, jusqu’à ce que votre prospect vous demande de lui envoyer ASAP via We Transfer les photos de votre « package » produits, accompagnées de « slides » résumant votre offre en « Bullet points », afin quil puisse « uploader » tout ça ! Sans vous démonter, vous lui répondez dans un large sourire « EuhNo problem ! Ce sera fait dès aujourdhui », avant de prendre congé, de vous jeter sur votre téléphone mobile pour appeler Steve, un collègue commercial parfaitement bilingue et de lui confier votre désarroi. « Pas de problème effectivement », vous répond Steve en rigolant. « ASAP est lacronyme de lexpression « As Soon As Possible », qui signifie aussitôt que possible. WeTransfer est un site permettant à un destinataire de télécharger – « uploader » – des fichiers trop volumineux pour les e-mails. Les « slides » ce sont des diapositives et « Bullet points » des phrases concises listées sous forme de puces (bullets) dans les documents professionnels. Ta vente se présente bien ! »

De « lupgrade » vers « lup to date » !

Rassuré mais un peu vexé quand même, vous décidez que les termes anglais du domaine de la vente et du marketing n’auront bientôt plus de secret pour vous. Bien joué ! En quelques semaines vous « upgradez » (mettez à niveau) votre vocabulaire jusqu’à être vraiment « up to date » (à jour). Vous n’hésitez plus à qualifier de « blockbuster » ce produit de votre entreprise qui connaît un grand succès, sans pour autant faire de « hard selling » (vente forcée) pour le commercialiser. D’ailleurs, vous préférez de loin la « win-win situation » (situation « gagnant-gagnant », satisfaisante pour l’acheteur et le vendeur). L’autre jour, en « conf-call » (conférence téléphonique à plusieurs interlocuteurs), vous avez proposé un « brainstorming » (littéralement une « tempête de cerveau », réunion créative au cours de laquelle chacun produit des idées sur un thème donné) sur la manière de développer son « personal branding » (marketing de soi). Puis vous avez établi une to-do-list (liste des choses à faire) à la suite du « brainstorming », « deadline » (date butoir, échéance) à la clé.

« On top » et « On the ball »

Inarrêtable dans votre volonté de conquérir le « leadership » (statut de celui qui influence, fédère, mobilise) de l’utilisation de la langue anglaise en milieu professionnel, vous avez lancé avec succès dans votre entreprise les expressions « staying on top of your work » (être à la hauteur de sa mission) et « Be on the ball » (soyez à l’écoute, à la page, prêt à agir. L’expression vient du milieu sportif et signifie « être sur la balle. ») Fort du succès de votre « brainstorming » sur le « personal branding » (voir paragraphe précédent), vous affirmez désormais à qui veut l’entendre qu’il faut adopter une approche commerciale « Think outside the box » (imaginer de nouvelles méthodes, innover, avoir l’esprit créatif) pour gagner de nouveaux marchés…

Mais méfiez-vous. Cette anglophonie galopante suscite des résistances. Par courriel, un bidouilleur informatique malveillant – et anonyme – vous informe qu’il va s’infiltrer dans le système de gestion de la relation-client de votre entreprise pour le détruire si vous continuez dans cette voie. Vous percevez clairement qu’il s’agit d’une menace, mais sans comprendre vraiment sa nature. Et si vous vous remettiez un peu au français ?

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