Inviter son client au restaurant ou pas ?

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Ah, le déjeuner d’affaires ! Ce moment de convivialité où l’on se rapproche de son client pour aborder de vrais sujets en toute décontraction. Ou alors ce grand moment de solitude où la conversation languit. Alors, je l’invite ou pas ?

Au fond de vous-même, vous savez que vous ne pourrez pas y couper. A partir d’un certain montant de contrat (et oui, la taille compte…) vous vous sentirez obligé d’inviter au moins une fois votre client à déjeuner. La question est : qu’est-ce qui vous attend ?

Un peu de douceur dans un monde de brutes…

Nous sommes en France, et n’oublions pas que notre repas gastronomique a été classé au patrimoine culturel immatériel de l’humanité ! Alors, bien sûr, il ne s’agit pas ici de repas cinq étoiles, mais rien n’interdit d’en faire un vrai moment de convivialité. Découvrir le client et ses besoins c’est bien. Autour d’une bonne table, c’est encore mieux.

Le cadre est même propice à aller plus loin. Trinquer à ses affaires ou à tout autre sujet consensuel – avec modération et sans rien renverser sur sa cravate neuve, bien sûr – vous permettra d’établir une relation allant au-delà du « business » strictement dit. Cela peut faire la différence lors d’une négociation, au moment du closing ou pour établir un lien sur le long terme.

…ou un grand moment de solitude

La salade est defraîchie, les frites sont molles et, vous-même, vous ne vous sentez pas très bien. Vous avez épuisé la météo, laissé tomber le sport (il est plutôt OM alors que vous venez d’avouer être plutôt PSG) et senti que la famille était un sujet sensible… En bref, la conversation est au point mort, votre estomac proteste et vous savez qu’il va falloir sortir les rames. Il faut donc se recentrer sur les fondamentaux : les affaires. Après tout, c’est pour cela que vous êtes venu… Ce restaurant vient de se transformer en une simple annexe de votre bureau, mais, de toute façon, vous avez décidé de ne plus jamais y remettre les pieds.

Parce que vos clients le valent bien

En guise de digestif, vous n’échapperez sans doute pas au regard lourd de reproches de votre patron quand vous lui donnerez votre note de frais. Ne lui en voulez pas : c’est son boulot ! C’est du moins la conception qu’il s’en fait, et vous savez que, en matière de vente, il y a bien un moment où il faut parler argent, rentabilité et toutes ces sortes de choses. À vous de convaincre votre patron qu’il n’existe que deux sortes de clients : les gros et ceux qui ont un potentiel de croissance. Et que les deux valent bien un petit repas.

Et maintenant, où va-t-on ?

Il ne reste donc plus qu’à choisir l’endroit. Même si vous en avez assez des chaînes aseptisées, elles ont plusieurs avantages : l’addition est sans surprise, le risque culinaire limité, et vous avez toujours le choix entre tex-mex, italien, fruits de mer ou grillades. En centre ville, par contre, le choix sera plus pointu, et un petit repérage ne sera pas de trop. Dans tous les cas, évitez de laisser carte blanche à votre client, car il a un sans doute un point commun avec votre patron : il pense que vous avez des habitudes de nabab. Contentez-vous donc de lui demander s’il est plutôt viande ou poisson, cuisine française ou exotique. Et bon appétit-bonnes ventes, bien sûr !

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